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Lexique du TCF

Un candidat croise en quelques semaines une centaine de mots qu'il n'a jamais eu à employer : document déclencheur, palier, correction morphosyntaxique, NCLC. Ils figurent dans les consignes, sur les documents du centre et dans les grilles selon lesquelles vos productions sont notées.

Ce lexique les définit un par un. Chaque entrée dit ce que le terme désigne, puis pourquoi il compte pour votre préparation ou pour votre passage. Les termes sont classés par thème, et rangés par ordre alphabétique à l'intérieur de chaque thème.

Deux avertissements. Les valeurs officielles qui changent ou dépendent du programme portent ici une mention de vérification plutôt qu'un chiffre. Et sur les démarches administratives, ce lexique définit le vocabulaire, il ne conseille pas.

L'examen et ses variantes

Le test lui-même, les organismes qui l'administrent et les documents qui encadrent votre passage.

Attestation de résultats. Document officiel délivré par le centre agréé, qui porte votre score par épreuve et le niveau correspondant. C'est la seule pièce qui fait foi devant une administration.

Centre agréé. Établissement autorisé à faire passer le TCF. Il fixe ses dates, ses tarifs et ses modalités d'inscription, vous identifie le jour de l'examen et publie vos résultats.

Convocation. Document envoyé par le centre, qui indique la date, le lieu et l'heure de présentation. Cette heure précède celle du début de l'épreuve, et un retard peut valoir un refus d'accès.

Session. Date de passage organisée par un centre agréé. Les places partent souvent plusieurs semaines à l'avance : l'inscription est une contrainte de calendrier autant que l'examen.

TCF. Test de connaissance du français, conçu par France Éducation international. Il vous situe sur les six niveaux du Cadre européen commun de référence : il n'a ni réussite ni échec, seulement un positionnement.

TCF Canada. Version du TCF conçue pour les démarches auprès du gouvernement fédéral canadien, où les quatre épreuves se passent ensemble. Les conditions d'acceptation d'un résultat sont fixées par l'administration, pas par le centre.

TCF Québec. Version destinée aux programmes d'immigration du Québec, avec les mêmes formats d'épreuve et la même échelle. Les épreuves exigées peuvent différer de celles du TCF Canada : vérifiez sur la source officielle québécoise.

TEF. Test d'évaluation de français, conçu par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris Île-de-France. Il évalue les mêmes compétences que le TCF, avec ses propres épreuves et sa propre échelle. MOKO TCF prépare au TCF, pas au TEF.

Les quatre épreuves et leur vocabulaire

Ces termes reviennent dans toutes les consignes. Le format de chaque épreuve est développé sur la page Les épreuves.

Compréhension écrite. Épreuve de lecture : trente-neuf questions à choix multiple en soixante minutes, notées sur 699 points. La difficulté monte au fil de l'épreuve et le temps ne se rattrape pas d'une question à l'autre.

Compréhension orale. Épreuve d'écoute : trente-neuf questions à choix multiple en trente-cinq minutes, notées sur 699 points. C'est l'épreuve la plus contrainte en rythme, puisque l'enregistrement avance sans vous.

Consigne. Ce que la question ou la tâche demande exactement. La respecter compte autant que la qualité de la langue, et aux épreuves d'expression elle fixe aussi le destinataire, la longueur et le registre.

Document déclencheur. Texte, image ou enregistrement à partir duquel une tâche est construite. Tout ce qui est nécessaire pour répondre s'y trouve, et rien d'autre n'a à être supposé.

Épreuve. Une des quatre parties du test, évaluée séparément. Aucune ne compense une autre, et un résultat distinct figure pour chacune sur l'attestation.

Expression écrite. Épreuve de rédaction : trois tâches en soixante minutes, notées sur 20 points. Elles vont du message court au texte argumenté ; une tâche non rendue coûte plus qu'une tâche imparfaite.

Expression orale. Épreuve de parole face à un examinateur : trois tâches en douze minutes, notées sur 20 points. Elle enchaîne une présentation de soi, un échange où vous demandez des informations, puis une prise de position.

Support. Ce sur quoi porte une question : texte, image, enregistrement ou tableau. Sa nature change la méthode, puisqu'on repère dans un texte et qu'on écoute de manière sélective dans un audio.

Tâche. Exercice noté à l'intérieur d'une épreuve d'expression, avec sa consigne, sa durée conseillée et sa part de la note. Traiter une narration comme une argumentation fait perdre des points sans faute de langue.

La notation

Le TCF utilise deux échelles selon l'épreuve, puis convertit les résultats en niveaux.

Barème. Répartition des points entre les questions. Au TCF, les items calibrés sur un niveau élevé pèsent davantage que ceux du début d'épreuve.

Épreuve éliminatoire. Épreuve dont l'échec annulerait tout le résultat. Le TCF n'en comporte pas. En revanche, un programme peut exiger un niveau minimal dans chacune des quatre épreuves, et une seule épreuve en dessous suffit alors à bloquer un dossier. L'exigence exacte se lit sur le site officiel du programme visé.

Note sur 20. Échelle des deux épreuves d'expression, ensuite mise en correspondance avec un niveau. Sur MOKO TCF, la note rendue après une correction est une estimation pédagogique sans valeur officielle : seul le centre agréé délivre un résultat officiel.

Palier. Plage de points correspondant à un même niveau. Un gain de quelques points ne change parfois rien au niveau affiché, et à d'autres moments il change tout.

Score sur 699. Échelle des deux épreuves de compréhension. Ce n'est pas un nombre de bonnes réponses : le niveau des questions réussies entre en compte.

Seuil. Score ou niveau minimal exigé par un programme, une école ou un employeur. Il est fixé par l'organisme qui reçoit votre dossier, pas par le TCF.

Les niveaux

Un score brut ne parle à personne : ce sont les niveaux qui circulent, et il en existe plusieurs.

Cadre européen commun de référence. Référentiel du Conseil de l'Europe, abrégé en CECRL, qui décrit ce qu'une personne sait faire dans une langue. Il définit six niveaux, de A1 à C2, et sert de langue commune entre tests, établissements et administrations.

Correspondance. Table qui fait passer d'une échelle à une autre : d'un score à un niveau, ou d'un niveau à un NCLC. Elle est publiée par l'organisme qui l'établit et peut être révisée ; une table trouvée sur un forum fait viser à côté.

Équivalence. Reconnaissance, par un organisme donné, qu'un résultat en vaut un autre. Elle n'est jamais automatique, et seule la position écrite de l'organisme destinataire compte.

NCLC. Niveaux de compétence linguistique canadiens, l'échelle officielle utilisée au Canada. Les résultats du TCF Canada y sont convertis épreuve par épreuve, si bien qu'une même attestation donne souvent des NCLC différents selon l'épreuve.

Niveaux A1 à C2. Les six échelons du Cadre européen : A pour l'utilisateur élémentaire, B pour l'indépendant, C pour l'expérimenté. Vous avez un niveau par compétence, et c'est l'écart entre eux que la préparation cherche d'abord à réduire.

Les critères d'évaluation

Les deux épreuves d'expression sont notées critère par critère, et non à l'impression générale.

Adaptation sociolinguistique. Capacité à ajuster votre langue à la situation : destinataire, cadre, degré de politesse. Écrire à une administration comme à un ami se paie, même sans faute de grammaire.

Aisance. Capacité à parler sans rupture longue ni hésitation qui bloque le propos, parfois appelée fluidité. Elle s'évalue indépendamment du vocabulaire : un discours simple et continu passe mieux qu'un discours ambitieux et haché.

Cohérence. Enchaînement logique des idées, chaque partie servant le propos annoncé. Une production cohérente répond à la question posée du début à la fin, sans changer de sujet en route.

Cohésion. Les moyens qui relient les phrases entre elles : connecteurs logiques, reprises pronominales, marqueurs temporels, ponctuation. La cohérence est le plan, la cohésion en est la matière visible.

Correction morphosyntaxique. Exactitude de la grammaire : accords, conjugaison, ordre des mots, construction des verbes. Une relecture finale ciblée sur les accords et les temps récupère des points sans rien réécrire.

Étendue lexicale. Richesse et variété du vocabulaire, par opposition à la répétition des mêmes mots. Elle se travaille par thèmes, car les sujets tournent autour d'un nombre limité de domaines : santé, travail, logement, environnement, éducation.

Grille d'évaluation. Ensemble des critères selon lesquels une production est notée : respect de la consigne, cohérence, cohésion, étendue lexicale, correction morphosyntaxique, et à l'oral prononciation et aisance. Savoir lequel vous coûte des points change ce que vous travaillez.

Prononciation. Articulation des sons, accent tonique sur la dernière syllabe du groupe, liaisons, intonation. Elle est évaluée à l'oral et ne demande aucun accent particulier, seulement d'être compris sans effort.

Registre. Niveau de langue attendu selon le destinataire : familier, courant ou soutenu, tutoiement ou vouvoiement. La consigne le fixe presque toujours, et le respecter relève de l'adaptation sociolinguistique.

Le vocabulaire de la préparation

Ces mots désignent des objets d'entraînement, jamais un acte officiel. Le déroulé complet est décrit sur la page Se préparer.

Correction. Retour détaillé sur une production : ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et pourquoi. Sur MOKO TCF, elle rend une note, un niveau estimé et une analyse critère par critère, sans valeur officielle.

Diagnostic. Premier repérage de votre point de départ, épreuve par épreuve, avant de fixer un programme. Il évite de réviser ce qui est acquis et de découvrir tard un point faible.

Examen blanc. Passage complet en conditions proches du test : mêmes durées, même enchaînement, même format. Il habitue à la fatigue et à la contrainte de temps, que des exercices isolés ne reproduisent pas. Il ne produit aucune attestation.

Progression. Évolution de vos résultats dans le temps, épreuve par épreuve. Elle se lit sur l'historique des tentatives, non sur une note isolée qui dépend trop du jour et du sujet tiré.

Série. Ensemble de questions travaillées d'un bloc, au format d'une épreuve réelle et de difficulté croissante. Plus courte qu'un examen blanc, elle cible une seule épreuve : c'est l'unité de travail ordinaire.

Tentative. Un passage enregistré d'une série ou d'un examen blanc, avec vos réponses, votre temps et votre résultat. Il reste consultable, ce qui permet de comparer deux passages et de voir ce qui a changé.

Le vocabulaire administratif

MOKO TCF prépare à un test de langue et ne conseille aucun dossier. Les entrées ci-dessous disent ce que les mots désignent, et renvoient pour le reste aux sources officielles.

CSQ. Certificat de sélection du Québec, délivré par le gouvernement québécois dans le cadre de ses propres programmes. Les conditions, dont celles qui portent sur le français, se consultent sur le portail officiel de l'immigration au Québec.

Dossier. L'ensemble des pièces déposées auprès d'une administration. Une attestation de résultats en est une pièce parmi d'autres ; MOKO TCF ne monte pas de dossier et ne se prononce pas sur son contenu.

Entrée express. Système fédéral canadien de gestion des demandes pour certains programmes d'immigration économique. Les résultats de langue y sont convertis en points selon une grille publiée par l'administration.

IRCC. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, le ministère fédéral qui reçoit les demandes et fixe les exigences, y compris linguistiques. Ses pages sur canada.ca sont la seule référence à jour.

Points de langue. Part du total attribuée, dans un système à points, selon vos résultats en français et le cas échéant en anglais.

Résidence permanente. Statut qui autorise à vivre et à travailler durablement au Canada sans en être citoyen. Plusieurs voies y mènent, chacune avec ses propres exigences de langue, publiées sur les pages officielles.

Questions fréquentes

Ce lexique remplace-t-il les documents officiels du TCF ? Non. Les formats, les barèmes et les conditions d'inscription sont publiés par France Éducation international et par les centres agréés, qui priment en cas d'écart.

Pourquoi certaines valeurs portent-elles une mention de vérification ? Parce qu'une définition fausse dans un lexique se propage partout. Les durées de validité, les bornes de paliers et les barèmes changent et dépendent du programme.

Le niveau estimé par MOKO TCF est-il celui qui figurera sur l'attestation ? Non. Les notes de la plateforme sont des estimations pédagogiques sans valeur officielle. Seul un passage en session officielle donne un résultat opposable.

Un mot manque dans ce lexique. Que faire ? Signalez-le par la page Contact. Le lexique est complété au fil des questions reçues.

Ce qu'il faut retenir

  • La consigne, le support et le document déclencheur commandent ce qui est attendu ; les ignorer coûte des points sans faute de langue.
  • Deux échelles coexistent, 699 points en compréhension et 20 points en expression, converties ensuite vers le Cadre européen et vers les NCLC.
  • Vous n'avez pas un niveau mais un niveau par compétence, et c'est l'écart entre eux qui indique où travailler.
  • Les productions sont notées critère par critère : cohérence, cohésion, étendue lexicale, correction morphosyntaxique, adaptation sociolinguistique, prononciation, aisance.
  • Toute note rendue en préparation est une estimation pédagogique. Seule l'attestation d'un centre agréé fait foi.